HAÏTI EN JUILLET 2026 : AU RYTHME DU MONDIAL
Le ballon rond a toujours été une réelle passion en Haïti, comme dans de nombreux pays, mais ici la ferveur devient délire et joie.
Cette année en particulier, l’équipe haïtienne – Les Grenadiers-revient au Mondial après 52 ans d’absence : un baume au cœur dans un pays ravagé par tant de mauvaises nouvelles et actions.
L’élimination de l’équipe, après avoir marqué deux buts au Mondial, n’a pas entaché l’engouement porté à la compétition et aux joueurs de la sélection nationale. Certains d’entre eux sont au pays et y reçoivent les honneurs.
En Haïti la majorité des fans de ballon rond sont « Brésiliens » ou « Argentins » : leur appropriation donne lieu à bien des couleurs et beaucoup d’excentricités pendant les matchs.
Tout le pays vit au rythme du football mais ceci n’empêche pas la situation de perdurer dans une sorte d’adaptation et résignation silencieuse à l’insécurité, à la mort et aux violences, aux mensonges politiques ainsi qu’à la corruption des dirigeants et leur soumission totale aux desiderata des pays étrangers, en particulier ceux des États- Unis.
« Les forces de l’ordre ont découvert, dans une maison non loin d’une gare de tap-tap, huit cadavres. Trois ont été brûlés » titre le quotidien national. Si ce qui reste de Port-au-Prince est relativement calme, certaines provinces sont en proie à la furie des gangs. Dernièrement ceux-ci se sont attaques- pour au moins la troisième fois- aux hauteurs de la capitale : les alentours de Kenscoff.
Personne ne comprend l’objectif de ces violences qui s’exercent le plus souvent contre une population pauvre et sans aucun rapport avec les gangs ; tout cela laisse croire qu’il s’agit d’une manipulation cynique et politicienne- nationale et étrangère- mais pour quoi ???
Parallèlement les « USA et pays amis » envoient –à travers l’ONU- une Force de Répression des Gangs (FRG) de 5500 hommes (on en compte à peine 1300 actuellement), qui aura pour objectif (2028) : « reprendre le contrôle des territoires actuellement aux mains des gangs, sécuriser les infrastructures critiques et créer un environnement propice à une stabilité durable, incluant la tenue d'élections, l'acheminement de l'aide humanitaire et la lutte contre le trafic d'armes », mais M. TRUMP coupe les programmes de TPS (visas temporaires) et programme humanitaire BIDEN.
Ceci veut dire que le rapatriement d’environ 450,000 haïtiens est à craindre !!!! On ne comprend pas vraiment les tenants et aboutissants de cette politique assurément bien calculée, ou une main donne et l’autre reprend.